Le secteur primaire regroupe les activités de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et des mines.
Les études réalisées récemment (1990-1999) par le BNETD donnent la carte pédologique ci-après :
  • 38,4% de la région sont constitués de sols rougeâtres plus ou moins gravillonnaires, de texture fine à moyenne, bien drainant. Ces terres sont d’aptitude assez bonne pour la mécanisation et bonne pour l’agriculture traditionnelle, le pâturage, la foresterie, les cultures pérennes ; 
  • 05,7% de la région sont constitués de sols jaune-rougeâtre ou brun-rougeâtre plus ou moins gravillonnaires. Ces terres sont d’aptitude passable à médiocre pour la mécanisation et passable à assez bonne pour l’agriculture traditionnelle, le pâturage, la foresterie, les cultures pérennes ou annuelles ;
  • 11,8% de la région sont constitués de sols jaunes brunâtres ou brunâtres, plus ou moins graveleux, de texture moyenne à très grossière, à drainage rapide. Ces terres sont d’aptitude médiocre pour la mécanisation et passable pour l’agriculture traditionnelle, le pâturage, la foresterie ;
  • 03,1% de ka région sont constitués de sols non cultivables ;
  • 37% de la région sont d’aptitude agronomique passable à assez bonne parmi lesquels certains sont situés dans les alentours immédiats des retenues d’eau existantes.
Source principale de revenus pour près de la moitié des habitants, l’agriculture représente de loin l’activité économique la plus importante.

L’exploitation vivrière reste diversifiée dans ses productions avec des rendements relativement faibles : igname ( 22,4 T/Ha), manioc (16,6T/Ha), maïs(3T/Ha), riz pluvial(1,7T/Hz), le riz irrigué (5,1T/Ha).

Le système avec plantations de caféiers et cacaoyers est encore présent au sud-ouest de Yamoussoukro avec des plantation âgées et de petite taille, localisées à proximité des bas-fonds sur terres colluviales. On compte encore dans la région quelques 4.000 exploitants de café clonal et 5.000 exploitants de cacao. Dans cette région, les rendements dont faibles : cacao 0,2 Tonne ./Ha contre des rendements potentiels respectifs de 1,500 tonne ./Ha

Les investissements réalisés ont été particulièrement importants pour les aménagements hydro-agricoles. La superficie totale aménagée et rizicultrice en double culture annuelle est à 2 260 hectares.

Le système périurbain de maraîchage et de culture de bas-fonds développé aux environs de la ville de Yamoussoukro, montre les bonnes performances susceptibles d’être atteints dans ce type d’agriculture.

Parmi les problèmes essentiels qui se posent au développement de l’agriculture dans la région, figurent :

  • La faiblesse des rendements : elle est due aux effets conjugués de plusieurs factures dont notamment :
    • Les conditions climatiques aléatoires et fluctuantes :
      • L’inadéquation entre les aptitudes des soles et les différents système culturaux pratiqués.
      • L’épuisement de plus en plus marqué des soles du fait de l’incapacité des paysans à en assurer une fertilisation continue ;
  • La désaffection des agriculteurs qui s’explique par :
    • La mévente des produits ou l’absence de débouchés entraînant des revenus faibles et une paupérisation des paysans ;
  • L’inaccessibilité des agriculteurs au crédit ;
  • La disponibilité des terres agricoles.

Le retour des migrants non intégrés dans leur zone d’origine du fait de la saturation foncière des zones d’accueil.

Les atouts sont :

  • L’existence d’un marché potentiel lié à la position géographique stratégique de la ville de Yamoussoukro, appelée à s’accroître ;
  • Des capacités de transformation des productions agricoles relativement importantes, en l’occurrence le riz (46 unités artisanales de traitement de riz) qui pourraient s’accroître au besoins et sans difficulté.
A l’instar des autres régions de la Côte d’Ivoire, un certain nombre de projets de développement de l’élevage ont été mis en œuvre dans le District et particulièrement dans la sous-préfecture de Yamoussoukro. Les projets d’élevage dont constitué pendant près de vingt (20) ans et restent encore le dispositif principal d’encadrement des éleveurs au niveau de la grande région Centre d’alors. Globalement, les projets ont impulsé à l’élevage, un rythme de croissance soutenu . Il s’agit de :
  • Ranch d’Abokouamékro, crée en 1962 a constitué le point de départ du développement de l’élevage ivoirien. Ce ranch est aujourd’hui transformé en Parc animalier.
  • Projet DODEPRA-CENTRE, démarré en 1976, a permis l’encadrement de nombre d’éleveurs de la région.
  • Projet de développement de l’élevage phase II.

Ces différents programmes ont permis d’atteindre en l’an 2000, des résultats fort appréciables :

  • 284 fermes d’élevage bovin avec un effectif de 25 000 têtes et une production potentielle de 2.500 têtes ;
  • 389 fermes d’élevage ovin ave un effectifs de 17.000 têtes ;
  • 72 élevages de caprins avec un effectif 850 têtes ;
  • 97 élevages améliorés de porcs avec un effectif de 4 220 têtes ;
  • 44 fermes d’élevage de poulets de chair et 11 d’élevage de pondeuses ;
  • 61 apiculteurs qui exploitent 800 ruches avec une production moyenne de 30 kg de miel par ruche et par an.

Les principaux atouts de la région pour le développement de l’élevage peuvent être résumés comme suit :

  • Les surfaces à potentialités fourragères demeurent importantes, constituant ainsi une des meilleures zones pastorales de Côte d’Ivoire.
  • La disponibilité en cous-produits agriles (tiges, sons de maïs, paille de riz, fanes d’arachides, etc. et agro-industriels est très marquée par la présence de vastes étendes de cultures céréalières ;
  • L’existence d’un silo à maïs à Yamoussoukro et de petites unités de décorticage du riz ;
  • La présence sur le terrains ou la proximité des structures de diagnostic, d’encadrement et de prévention ;
  • La possibilité d’installation de grossistes en produits et matériels vétérinaires ;
  • La présence à Yamoussoukro de dépositaires privés assurant l’approvisionnement des petits et moyens aviculteurs de la région en produits vétérinaire aviaires, intrants alimentaires, matériels d’élevage avicole, etc.
  • L’existence de retenues d’eau, de barrages, de forages et du lac de kossou.
  • La disponibilité relative (encore insuffisante ) de crédits agricoles et d’élevage au travers des CREP6COOPEC, des fonds sociaux agricoles, les composantes de crédit au sein des projets tels que le projet BAD élevage phase II.
  • En raison de sa position géographique stratégique, le District de Yamoussoukro (carrefour d’un réseau routier à trafic intense), pourrait constituer le second pôle de développement des élevages à cycle court (volailles, porcins) après Abidjan. En effet, des pays sahéliens voisins ( Mali, Burkina Faso, Guinée, etc.) sont obligés de descendre jusqu’à Abidjan pour s’approvisionner en œufs dont ils sont gros consommateurs.
La région des lacs dispose d’importants barrages hydro-agricoles et hydroélectriques couvrant des milliers d’hectares en plan d’eau stables facilement aménageables pour la pêche de la région de Yamoussoukro sur le plan d’eau du barrage hydroélectrique est estimée à 15.000 hectares pour une production annuelle de plus de 1.000 tonnes de poissons frais par 400 pêcheurs. A cela, il convient d’ajouter les 60 lacs hydro-agricoles disséminé dans la région et dont les caractéristiques générales de plans d’eau sont favorable à la pêche.
La réserve de faune d’Abokouamékro étendu sur 20 430 hectares dont 7 230 entièrement clôturés et aménagés, avec son parc animalier relativement riche et diversifié, ses infrastructures d’accueil et de restauration (maquis), sa proximité de la capitale politique et administrative, constitue un site touristique attractif. Cependant, le parc est soumis à un braconnage intensif : 275 à 300 gibiers y sont quotidiennement prélevés pour l’approvisionnement des tenanciers de « maquis »

La région des lacs compte six forêts classées totalisant 22 310 hectares toutes localisées dans le département de Yamoussoukro ; ces forêts classées de la région sont régulièrement menacées par les feux de brousse allumés à des fins de chasse tous les ans pendant la saison sèche.

Plusieurs indices d’or ont été découverts dans le District. L’exploitation minière dans la région, est essentiellement artisanale. Grâce aux programmes d’encadrement des petits exploitants miniers de la direction des mines, l’exploitation artisanale pourrait mieux s’organiser et être plus profitable à la population.

Dans la région, cinq carrières d’exploitation artisanale pourraient mieux s’organiser et être profitable à la production.

Dans la région, cinq carrières d’exploitation de granite et une carrière de production de sable éluvial sont identifiées. Ces exploitations sont étroitement liées aux activités du secteur du bâtiments et des travaux publics.

 
 
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